mardi 11 octobre 2011

De la génération spontanée des vers…

Demoiselle coquine, enjouée, drôlissime et spontanée, notre Eva (puisqu’à présent c’est un fait avérer, elle restera à nous, même si elle a cru bon de s’en aller au pays du kouglof) est aussi curieuse de tout, et particulièrement des sciences naturelles.

Un exemple ?! Bon, puisque vous insistez…
Plantons d’abord le décor. La conversation filait bon train à la terrasse ensoleillée d’un petit resto lyonnais ou nous déjeunions agréablement entre collègues. Miss Eva nous racontait l’épopée de son week-end à la recherche de châtaignes qui s’avérèrent véreuses une fois cuites et bien décevantes donc, pour la demoiselle qui en est gourmande.

De fils en aiguille ou plutôt de vers en chenille, la conversation à rapidement dévier sur une question que notre divine diva se posait depuis un certain temps : comment apparaissent donc les vers que l’on trouve quelquefois, toujours un peu écœuré, dans nos plats ? La théorie de la diva ? Ils se forment à partir des molécules mêmes des aliments dans lesquels ils apparaissent, par on ne sait quelle procédé mystérieux et inexpliqué.

Quelle ne fut pas la surprise de notre Eva quand, inconsciente du trouble que j’allais provoquer dans sa vie, je lui révélais d’un air docte et maternel, que les petits asticots qu’elle avait pu observer dans son plat de pâtes à la crème (puisque c’est de ça qu’il s’agissait) oublié sur le coin de l’évier, venait en fait d’une mouche ! Ben oui, une mouche qui avait pondu là, confiant le destin de sa progéniture à ce reste de repas oublié.

Et oui Eva, les petits asticots ne se génèrent pas spontanément, non, non, ils ont un papa et une maman mouche.

- « Mais alors », me questionna la miss « quand la maman mouche est enceinte, ça se voit comment ? ».

- « Elles ont le cul blanc », lui répondis-je sans trop y réfléchir.

Mon récit aurait pu s’arrêter là, mais puisqu’avec Eva la règle est de ne jamais bouder son plaisir je terminerais sur ceci : le lendemain, la miss m’avoua y avoir repensé à cette histoire de mouche. J’avais, sans le savoir, répondu à une question qu’elle se posait depuis des années. Elle y avait même réfléchi avec sa sœur sans trouver de réponse. Et pourtant « ma sœur c’est un steak cérébral » nous confia-t-elle. Pour finir elle me dit que le soir même elle avait observé une mouche, chez elle, « pour voir si elle avait le cul blanc ! ».

Haaa !!! Sacrée Eva, grâce à toi, plus jamais je ne regarderai une mouche de la même manière !

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